
Arrivés tôt le matin sur les côtes de cette île tant attendue, nous avons pu voir le soleil levant l'éclairer peu à peu entre de gros nuages noirs ou gris, entourant en écharpe les sommets les plus éleves. Aussitôt le bateau à quai nous avons tous couru vers nos objectifs longuement médités. Pour ma part, réservant la visite de Papeete pour le lendemain, j'ai pris un ferry rapide pour Moorea, ile magique à une demi-heure de traversée. Puis un bus qui en fait le tour, 59 km en tout. Paysage de pics stupéfiants, couverts de végétation tropicale mais se terminant par des pointes de roche noire découpée comme de la dentelle. Tout autour un rivage de sable blanc et de cocotiers, des fleurs de tous les jaunes, oranges ou rouges imaginables.
Baignade dans un lagon d'émeraude, puis quelques kilomètres à pied sous le soleil, petit restaurant au bord de l'eau avec poisson local (le Mahimahi) en grillade et jus frais d'ananas.
Retour à Papeete par le bus puis le ferry, beaucoup de jeunes japonais aux tenues joliment extravagantes. Nombre de femmes de Tahiti ont le visage des tableaux de Gauguin, mais elles ont plus de vêtements. Des fleurs au-dessus des oreilles ou en couronne sur les cheveux. Tout le monde a l'air tranquille et sourit gentiment. Il y a une circulation monstrueuse (mais calme), les rues sont encombrées par d'énormes 4x4 rutilants, encore plus qu'à Saint-Germain-des-Pres.
La nuit est tombée, tous les magasins ferment, sauf les "roulottes", camionnettes amenagées en cuisines exotiques le long du port, tables de bois sous les palmiers et tabourets bas en plastique. Tartare de poisson cru au citron vert.
Retour au bateau, le chargement est en cours sous les projecteurs, avec des grues mobiles très modernes. Climatisation en panne. Cela ne m'empêchera pas de dormir après ce premier jour à terre depuis Dunkerque la grise.
Je n'ai pas besoin ce soir de rêver aux iles tropicales, je suis sur une ile tropicale.
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